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Histoire d'Azeffoun

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Emplacement : Azeffoun
Membres : 3
Activité la plus récente : 3 Août

Azeffoun et son Histoire

Ville côtière de la Région de Tizi-Ouzou, son histoire remonte à l'ère romaine - appelée Ruzazus du temps des Romains.
Les ruines romaines de Thaddart uzeffun témoignent de cette civilisation;
Au début du 18° siècle, l'amiral Gueydon


Gouverneur Général de l'Algérie d’avril 1871 à juin 1873
édifiait un port dans la région d'Azeffoun qui portera son nom, jusqu'à la fin du siècle où Mercier édifia la première commune mixte : Port-Gueydon Département d'Alger , puis de Tizi-Ouzou, arrondissement d'Azazga après 1958. Parmi les colons qui y vivaient, on comptait 367 familles françaises. En 1880 le village maritime est érigé en commune.

Le port est sur le bord du golf de Mers-El-Fehm (Le port aux charbons), car c’est ici qu’on embarquait autrefois le charbon de bois pour Alger.

Il y a sans doute très peu de villages en Algérie qui peuvent se targuer d'avoir une histoire aussi profonde que celle du Vieil-Azeffoun.

Avec ses imposantes niches voûtées que l'on désigne sous le nom de Leghwirane, au nombre de trois

Ces cavités sont le socle qui porte la mosquée du village dite El Djamâa amouqran avec son minaret, une petite merveille architecturale, toute en pierres, c'était, à l'origine, une tour de garde dont les Romains se servaient pour surveiller la mer d'un côté et les montagnes de l'autre retapée sous le règne de Septime Sévère (193-211) *

*Septime Sévère naît le 11 avril 145 ou 146 à leptis Magna, une ville située en Tripolitaine sur la côte de la Libye actuelle.

C'est un Africain issu soit d'une famille de notables Italiens venus s'installer en Afrique, soit d'une famille de notables Libyco-puniques (Libyens ayant subi une influence Punique) mélée à des Italiens. Sa famille, du coté de son père, Publius Septimus Geta, avait accédé à la citoyenneté romaine au cours du Ier siècle.

Du côté de sa mère Fulvia Pia la famille associe des citoyens italiens et de citoyens italiens mariés à des indigènes ayant obtenu la citoyenneté. Les deux côtés de la famille se composent de notables.

Ainsi son grand-père paternel fut préfet de Leptis avant d'en être le premier Duumvir lorsque la cité devint colonie romaine sous Trajan. Il se marie en secondes noces avec Julia Domna, fille du grand prêtre d'Emèse (Syrie), dont il a deux fils, Geta et Caracalla.


Les vieilles maisons d'Azeffoun ont gardé un indéniable cachet d'authenticité, avec leur petit toit de tuiles, et leurs vieilles pierres.

L’on dit que, le nom Azeffoun viendrait du berbère uzzaf qui désigne une colline de forme conique isolée. Cette colline, de par sa position stratégique, a d'abord été occupée par les Phéniciens qui y ont établi un comptoir

Les Romains, ont édifiée une grande citée avec des thermes, des châteaux d'eau, une petite forteresse, un arc de triomphe au lieudit Thihouna et l'ont appelée Rusazu, ce qui veut dire grand cap.

Le charme naturel du village allié à son histoire millénaire peut, au-delà de la préservation de la mémoire collective, constituer des atouts de poids pour la promotion du tourisme locale et même étranger, et delà une rentrée financière appréciable pour les commerçants.

Du Vieil-Azeffoun, il suffit de dégringoler une petite descente pour se retrouver à Ath Wendellous, pittoresque petit hameau d'une vingtaine de maisons avec une minuscule mosquée en forme de maison de campagne, une fontaine publique construite en 1937 et une source ancestrale abritée sous un toit en tuiles rouges.

Il est dit que l'ancêtre fondateur, notamment celui des marabouts de la région, est Sidi Ahmed Ou-Youcef.

Arrivé ici il y a plusieurs siècles, il s'est marié à une fille de la contrée et a eu sept garçons qui ont essaimé et fondé sept villages dont Ighil Mhand, Taguemount, Taâinsarth, Oulkhou, Ath Wendellous, Thifzouine et Agouni Rihane.

Il s'agit probablement de l'un de ses nombreux Almoravides (Imravdhen) qui sont arrivés en Kabylie en plusieurs vagues à la chute de l'Andalousie en 1492.

source: http://saddek2008.canalblog.com//>

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Kamel Rebai Commentaire par Kamel Rebai le 3 Août 2009 à 10 55
DÉCÈS DU FONDATEUR DU RÉSEAU DES “PORTEURS DE VALISES”
Hommage à Francis Jeanson
Par : DAHO DJERBAL(*)
Lu : (985 fois)

Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août, Francis Jeanson nous quittait à l’âge de 87 ans. Ce nom peut probablement ne pas évoquer grand-chose pour la nouvelle génération de nos compatriotes
et une grande partie des lecteurs de la presse quotidienne en Algérie, mais pour beaucoup de ceux qui se sont battus pour que ce pays accède à l’Indépendance, l’un des principaux responsables des réseaux de soutien au FLN en territoire français n’est pas ce que l’on pourrait appeler un parfait inconnu.

Engagé en 1943 dans les Forces française libres d’Afrique du Nord, il séjourne une première fois à Alger où il ne voit en fait à 21 ans que la France en Algérie avec ses problèmes, son armée divisée et son administration vichyste. Revenu en Algérie en septembre 1948, il y séjourne plusieurs mois dans des conditions précaires pour se rendre compte définitivement qu’il existait bien “un problème algérien”. Au bout de six mois, il arrive à la conclusion qu’ “il faut faire quelque chose, c’est trop énorme, c’est trop grave !”. Il venait de passer par Sétif où le sous-préfet le recevant dans “sa” ville lui fait visiter une place publique où se dressait un monticule de chaux. “Ce tas de chaux c’était des cadavres qui avaient été brûlés, carbonisés”. C’est là qu’il se met à écrire un article pour la revue Esprit, “Cette Algérie conquise et pacifiée…”. Ses engagements intellectuels et ses écrits dans Temps Modernes, qu’il anime avec Jean-Paul Sartre, le démarquent nettement de nombreux intellectuels français — comme Albert Camus —, qui absurdifient le monde et n’arrivent pas à voir l’Étranger dans son épaisseur humaine, celle du colonisé et de l’opprimé.
Quand survient la lutte armée en Algérie, il est une des rares personnes vers lesquelles se dirigent les militants nationalistes pour y trouver une écoute, un écho et peut-être aussi une action solidaire. C’est le prélude à un engagement beaucoup plus conséquent aux côtés du FLN.
Dans un de ses entretiens, il raconte comment à partir de juin 1955, il s’était décidé d’aller carrément dans l’implication concrète et sans équivoque au combat pour l’indépendance de l’Algérie. En automne 1955, il écrit en collaboration avec Colette Jeanson : “L’Algérie hors-la-loi” qu’il fait paraître chez Flamand. Alors que Camus se met à distance en s’interrogeant sur le non-sens des problèmes de son époque, Francis Jeanson se met en jeu en prenant tous les risques. Il disait alors : “Héberger un Algérien, c’est peut-être soustraire un homme à la torture”. Après un séjour en sanatorium, il revient de plus belle dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Fin mars 1956, il ouvre sa maison et met sa voiture à la disposition des militants du FLN. Il sollicite un grand nombre d’intellectuels, d’artistes, de femmes et d’hommes de lettres. C’est le début des réseaux de soutien au FLN, de ceux qu’on appellera plus tard “les porteurs de valises”.
Début 1957, c’est Tayeb Boulahrouf, alors responsable par intérim de la fédération de France du FLN, puis Omar Boudaoud qui le rencontrent et discutent des modalités de l’aide des réseaux Jeanson au FLN. Le philosophe ne peut plus se contenter d’amener la question algérienne sur la place publique par ses conférences et prises de position médiatiques. Ahmed Boumendjel prend part aux prises de décision quant au passage à la clandestinité du travail d’aide au FLN d’autant que le réseau, et Francis Jeanson à sa tête, était en contact permanent avec la direction de la Fédération de France du FLN dont il assurait l’hébergement et connaissait les points de chute tout autant que les planques pour l’argent des cotisations venant de tous les coins de France.
Francis Jeanson qui n’était pas seulement un intellectuel engagé, mais aussi un homme politique avisé, tenait pour essentiel l’existence d’un réseau de soutien français “pour que l’Algérie puisse un jour ne plus identifier la France aux pires excès d’une certaine politique française”.
Espérons, pour terminer cette évocation, que l’Algérie d’aujourd’hui pourra se souvenir que des Français se sont battus, se sont exposés et ont mis en jeu leur liberté et parfois leur vie pour l’indépendance de notre pays et une certaine idée de la France.

D. D.
(*) Maître de conférences
Université d’Alger-Bouzaréah
 

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